A la découverte de Bahia : Chapada Diamantina (2/3)

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« Ca tombe bien, je pense organiser un trek pour un groupe de 4 français demain, mais quand penses-tu arriver? » me demande Némo, le guide que j’ai contacté.

Bonne question… Nous sommes dimanche 8 novembre, je suis à Salvador de Bahia en pyjama et la Chapada Diamatina se trouve plus ou moins à 450km, soit environ 6h de bus.

Ce parc national de plus de 1500 hectares est une merveille et un arrêt obligé (oui, oui) lors d’une visite de l’état de Bahia, pour autant qu’on aime un tant soit peu les grands espaces naturels.

On y trouve de nombreux « morros » (une sorte de montagne au sommet plat), des cascades et piscines naturelles, des animaux (tatous, singes, serpents…), des grottes enchanteresses…
La végétation y est différente d’un endroit à l’autre et cette bouffée d’air pur est rafraichissante après la très citadine Salvador.

Le parc doit notamment son nom à l’activité d’exploitation du diamant qui y avait lieu jusqu’au 19 siècle. Aujourd’hui, on n’y recherche plus de belles pierres, mais l’endroit à lui tout seul est un précieux diamant!
Les possibilités de trekking sont variées et les amoureux de la nature y trouveront leur compte à coup sûr.

(Voilà, vous savez tout sur la Chapada!)

Mais reprenons ; dimanche 8 novembre donc, je vérifie rapidement les horaires des bus.

Résultat : pour pouvoir arriver à Lençóis, où m’attend Némo, et y dormir un minimum avant de débuter la marche (à 6h00 le lendemain…) je dois prendre le bus qui part dans… 2h30!
Au revoir ensaio d’Olodum (répétition pour le carnaval d’un groupe de percussion célèbre de Salvador) auquel j’avais prévu d’aller; ça ne sera qu’une raison de plus de revenir au Brésil!
Je remballe mes affaires en vitesse, salue chaleureusement mes hôtes couchsurfing de ces derniers jours et monte dans un taxi pour la station de bus (Rodoviaria).

[…]

23h00 et des brouettes. « Lençóóóóóóis » crie le chauffeur du bus.

Je sors promptement de mon demi-sommeil et débarque dans cette petite ville d’environ 10 000 habitants. Némo m’accueille dans sa maison perchée sur les hauteurs de la ville et m’explique les derniers détails de la rando.

La nuit sera courte : levé aux aurores pour préparation du sac.
Je rencontre mes futurs compagnons pour ces trois prochains jours: deux garçons (Jordi et Mathieu) et deux filles (Solenn et Ophélie). Ils ont la vingtaine, viennent de différentes régions de France et sont  d’humeur joviale. Le trek s’annonce sympa!
On fait un tour sur le marché local afin d’acheter de quoi petit-déjeuner ; beiju (galette de tapioca garnie de légumes, fromages, oeuf ou viande…), jus de fruits frais, bolos (gateaux), on n’a que l’embarras du choix.

Marché lençois
Marché de Lençois , visiblement il n’y a pas que pour nous que le réveil est difficile…

C’est donc le ventre bien rempli qu’on repart gaiement en direction de la non-civilisation.
Les trois jours suivants seront un doux mélange d’émerveillement, de sueur et de crêpes au beurre salé.
Hé oui c’est ça l’avantage d’avoir un guide français qui cuisine comme un chef : on a mangé comme des petits princes.

Les cascades se succèdent toutes plus belles les unes que les autres, nous nous baignons dans les piscines naturelles, buvons l’eau des rivières et campons dans des lieux magnifiques sous un ciel largement étoilé.

Chapada
Coucou les chaussures de rando, ah non, le beau paysage pardon!

Le dernier jour, mon genou à la bonne idée de s’enflammer, et c’est légèrement diminuée que je retourne triomphalement capter le wifi et boire des Açai.
Le soir même nous disons au revoir à Ophélie et Solenn qui repartent pour Salvador, mais pour nous l’aventure « Chapada » continue.

Seconde étape : la Vale do Capão

Plus isolée que Lençóis, Capão a bien plus des allures de village que de ville. Là-bas, il n’y a pas de signal téléphonique, pas de banque ni de distributeurs de billets, et hormis la rue principale qui est pavée les routes sont en fait des pistes de terre rougeâtre.
Une petite communauté aux tendances « hippies » s’y est développée et vit notamment du tourisme.

Le lieu est Idéal pour se reposer et flâner mais il y’a aussi plusieurs randonnées faisables à la journée dans les alentours (sans guide) ; cachoeira purificaçao, cachoeira fumaça, rio preto…

Fumaça
En haut de la Fumaça et au bord du vide, sensation garantie!

Malheureusement, la sécheresse de ces dernières semaines se fait sentir : il n’a pas plu depuis plus d’un mois, la Fumaça (seconde cascade la plus haute du Brésil) est à sec, et la Chapada tout entière en proie à des incendies ravageurs…
Nous profitons néanmoins autant que possible de ce petit diamant vert et c’est avec regrets que je repars vers Salvador cinq jours plus tard.

 

Retrouver la vidéo de mon séjour à Bahia : par ici!


 

S’Y RENDRE

  • Lençóis/ Palmeiras
    Les bus de la compagnie Rapido Federal à destination de Luis Eduardo Magalhaes desservent Lençois et Palmeiras.
    Les bus sont confortables, climatisés et équipés du Wi-fi.
    Départ depuis la Rodoviaria de Savaldor quatre à cinq fois par jour (premier bus à 7h00 et le dernier à 23h00)
    Jusqu’à Lençois compter environ 70 REAIS.
  • Capão
    Depuis Palmeiras, prendre un taxi collectif jusqu’au village.
    Il faut compter environ une heure de route et le prix est de 10 ou 12 REAIS

 

LOGER
Lençóis : chambres chez l’habitant pour 30 REAIS
Capão : en camping (tente ou hamac) comptez de 12 à 18 REAIS par nuit, nombreuses possibilités de loger chez l’habitant gratuitement en échange de services (maçonnerie, jardinage, dog ou cat sitting…), pour une chambre comptez 30 REAIS à la pousada grupiara : super propre, hamac et balançoire (le must).

 

MANGER
A Lençóis, ils servent de délicieuses crêpes au Natural, le restaurant de Némo.
A Capão, je vous conseille la pizzeria Capao Grande qui se trouve près de la place du village, en face du bar FLAMBOYAN. Il n’y a pas de panneaux à l’entrée du restaurant et la salle se trouve au fond ce qui peut induire en erreur…
Les pizzas (végétariennes) sont délicieuses, tout est fait maison et on vous offre le café/thé à la sortie.
O Gapao : pour un petit déjeuner complet et savoureux, comptez 16 REAIS

Toca do Açai : pour un Açai et de bons gâteaux / sandwiches

Boa Vista: nourriture faite maison et bonne
Lanchonete Dreger : tout type de bolos (le gateau à la carotte couvert d’un coulis de chocolat me fait encore de l’effet…) , super torta de banana, beijus et jus, c’est aussi le lieu ou vous devez vous rendre pour acheter vos « passagem » (billets de bus)

D’une manière générale les restaurant à Capão sont plutôt bons marchés et de qualité

 

RANDONNER

Les sentiers ne sont pas du tout ou alors extrêmement mal indiqués dans la Chapada… Malgré le fait qu’il existe des randos à la journée où la présence d’un guide ne se justifie pas, si vous souhaitez partir en trek de plusieurs jours je vous recommande  chaudement d’être accompagnés, ou alors très bien informés.

Lors de notre randonnée, nous avons croisé un groupe de polonais complètement perdus, sans guide et sans cartes assez précise. Ils pensaient rejoindre un point de leur carte en un jour, or le trajet en nécessitait en réalité deux voire trois!

Heureusement pour eux ils étaient plusieurs et avaient assez de provisions pour reprendre leur route.

En tout état de cause je vous recommande Némo (à Lençois) il est fantastique!


 

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