Portrait #5

Portrait #5

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« Moi, je vais aller vivre à Salvador avec mon papi. »
« C’est loin Salvador, ton île ne va pas te manquer? »
« Non » répond-il avec un sourire en coin et la main dans la bouche.
« Mais tu reviendras pour voir ta maman? »

« Non je veux rester à Salvador. »


Je vous présente Calebe, 7 ans, futur grand baroudeur au regard un peu timide mais à la détermination déjà bien formée.
Il adore jouer avec les « Piao » (petite toupie locale), courir derrière son cousin Eduardo,  mais déteste faire la sieste.


Calebe

Nous sommes un après midi de novembe, à Vilha Boipeba.

Ca fait juste deux semaines que je cherche à acheter un « pavê ». Une pâtisserie locale assez similaire au tiramisu.

A Bahia, tout le monde sait ce que sait, tout le monde sait le cuisiner, mais alors où en trouver… c’est une autre histoire.

Et puis je suis arrivée à Boipeba, j’ai trouvé mon bonheur, et j’étais tellement heureuse que j’en ai mangé tous les jours…

Oui, ma légendaire faculté à être raisonnable face à la nourriture avait encore frappé, m’voyez…

Ce faisant j’ai sympathisé avec les filles de la lanchonete (un genre de snack ou se vendent des pâtisserie, sandwiches…) et leur famille.

Boipeba est une ile riquiqui, tout le monde se connait et beaucoup de commerces sont des affaires de famille. Cette petite lanchonete n’échappe pas à la règle.

L’adorable grand-mère prépare les geladinhos (un stick de glace semblables aux Floup ou Mister freeze ), la belle-fille fait les gâteaux, la petite fille aide à la caisse. Bref ça tourne, dans la bonne humeur… et occasionnellement les cris de joie des plus petits représentants de famille qui s’amusent sur la petite place du village.

C’est ainsi que j’ai rencontré mes deux petits professeurs de portugais, Calebe et Sofia.

Sofia Sofia

Ils sont cousins et ont un tempérament bien différent. Comme bien sûr ils ne parlent que portugais j’ai sorti les rames et j’ai baragouiné ce que je pouvais de leur langue (parce que pour rappel, à part « Obrigado » et « Bom dia » mon vocabulaire n’était pas très étendu en débarquant à Salvador…) .

Ils ne se sont pas moqués de ma terrible prononciation, ont corrigé mes fautes, traduits avec de grands gestes et expliqués tous les termes que je ne connaissais pas… bref, qui a dit que les enfants n’avaient pas de patience?

Calebe & Sofia

 

Au final, il faut croire que leur travail à payé, car en repartant de là je pouvais tenir une conversation basique avec les bahiannais. Hurrah!

 

N.B ; Au moment où je vous écrit ces lignes ce petit bout d’homme est déjà à Salvador, prêt à découvrir le monde!

2 Responses

  1. Mon billet préféré! Profites bien!
    Lucie (couchsurfing Las Palmas!)

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