Bariloche : Randonnée au refuge Otto Meiling

Bariloche : Randonnée au refuge Otto Meiling

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Il est encore loin le refuge?

– Non, on approche.

– Je crois que je vais avoir ma minute désagréable là…

(éclats de rire)

– Vas-y tu as 15 secondes

## P**** il est où ce refuge, j’ai les pieds trempés et congelés, je m’enfonce dans la neige, j’ai froid et j’ai faim. Pourquoi je ne suis pas restée en ville à manger du chocolat? M****, heureusement qu’il y’a des condors et du soleil quand même! ##

– Voilà, j’ai même économisé du temps.

– Tu te sens mieux?

– Je suis crevée.

Extrait de conversation d’un après midi d’avril, dans les environs de Bariloche, à quelques centaines de mètres  du refuge Otto Meiling, les pieds dans environ 50 cm de poudreuse (mais la distance à ce moment là, c’est comme la température ressentie en plein blizzard, c’est relatif je vous assure…).

Otto Meiling

Après un mois en mer sur un voilier de 12 mètres, mes guiboles avait totalement oublié la notion même de randonnée. Pas mon cerveau, en manque total d’endorphine.

Alors lorsque j’ai appris qu’un petit groupe de couchsurfeurs envisageait de partir en randonnée pour admirer le Tronador (un volcan réputé tonitruant mais étrangement silencieux lors de notre ascension) … j’ai sauté sur l’occasion. Et contrairement à ce que peut laisser penser ma minute désagréable, bien m’en a pris.

Le début du sentier (Pampa Linda) est très éloigné de la ville de Bariloche, et il est indispensable de s’y rendre en voiture. Il faut quasiment deux heures de route pour accéder au point de départ.

Otto Meiling

Depuis Pampa Linda, il nous a ensuite fallu 4H30 pour arriver au refuge situé à environ 1900 mètres d’altitude. Les couleurs chatoyantes de l’automne mélangées au bleu intense du ciel totalement dégagé et au blanc éclatant des sommets enneigés rendaient le paysage époustouflant.Otto Meiling

 

Otto Meiling

Dans ces conditions, difficile de ne pas s’arrêter à chaque pas pour prendre des photos…

Durant la première partie de la rando, le chemin est plat sans difficultés, ensuite ça commence doucement à grimper à travers les bois. Il y’a une piste de terre pour les voitures et de multiples raccourcis pour piétons. Puis débute la partie en « caracol », bien plus pentue, avant l’ultime partie dépourvue d’arbres et couverte de neige.

Otto Meiling

En s’approchant du refuge les condors nous ont offert leur plus beau spectacle en planant à peine quelques mètres au dessus de nos têtes.

« Je n’en ai jamais vu de si près! » s’est exclaffé Gonzalo notre chauffeur du jour en réglant son objectif, près à mitrailler.

« Oh… Ce ne sont que des jeunes en ce moment.. les adultes les emmènent ici pour qu’ils apprennent à voler, ils sont encore petits ». a répondu l’un des refugieros d’un ton bien plus calme que celui de Gonzalo.

Otto Meiling

Il revenait tout juste d’une session de parapente au milieu jeunes condors… C’est sûr qu’en comparaison, prendre des photos depuis la terre ferme c’est moins excitant.

 

Otto Meiling

Otto Meiling

Ces jours-ci ils étaient deux sympathiques refugieros à garder la hutte d’une capacité d’environ 60 lits.

Un petit bar, une cuisine , un poêle… Tout ce dont nous avions besoin. On a sorti de quoi déjeuner, mis les chaussettes trempées a sécher dehors et observer les condors et le glacier tout proches depuis les baies vitrées du refuge.

Otto Meiling

Après quelques heures il était déjà temps de partir, mais tout le monde trainassait ; pas facile de s’arracher à la chaleur et  l’atmosphère accueillante du refuge, ni de dire au revoir aux paysages exceptionnels qui l’entourent.

Otto Meiling

C’est donc péniblement que vers 18h00, alors que le soleil amorçait sa descente vers l’ouest que nous avons de nouveau chaussé les chaussures de randos. Le plus jeune des refugieros, Juan, a profité de l’occasion pour redescendre avec nous et c’est en bonne compagnie que nous avons atteint à la nuit tombée la première partie du chemin.

Nous avons terminé la rando dans les éclats de rire et à la lueur des étoiles (et des lampes torches de temps en temps pour le fun), empruntant les raccourcis qui coupent à travers bois.

Il faisait déjà nuit noire lorsque j’ai rejoint mon auberge, rompue et heureuse,  ma dose d’endorphine du jour ayant largement été atteinte.

Je crois bien que mes guiboles ont  commencé a reprendre le rythme…

Otto meiling

Informations Pratiques

L’entrée du parc coute 120 pesos argentins pour les étrangers

Pour une nuit au refuge, comptez 300 pesos

 

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